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Limiteur de décibels dans votre salle de mariage : ce qu’il faut savoir

Vous avez trouvé votre salle. Vous avez signé. Et puis, en réglant les derniers détails avec eux, une phrase qui inquiète : « ah, sachez qu’on a un limiteur de son, réglé à 95 décibels. »

Vous tapez la phrase sur Google, et vous tombez sur des forums de mariage où des gens racontent des soirées coupées en plein slow, des ouvertures de bal interrompues par des applaudissements trop enthousiastes. Certains ont l’impression d’avoir découvert le problème trop tard.

Il n’y a pourtant pas matière à regret. Une salle avec limiteur, ça se prépare. Ça ne s’évite pas.

Et ce n’est pas rare : j’en croise souvent dans les salles des fêtes municipales et dans les hôtels qui proposent une salle de réception. Si c’est votre cas, vous n’êtes pas tombé sur un cas isolé.

Ce que le limiteur écoute vraiment

C’est le malentendu de départ, et il est important à comprendre.

Une précision utile si le sujet vous est totalement nouveau : les décibels ne s’additionnent pas comme des pourcentages. C’est une échelle logarithmique, et chaque hausse de 3 dB double la puissance du son. Un écart qui paraît petit sur le papier peut donc représenter une différence énorme en réalité (l’anecdote plus bas, où je suis passé de 95 à 106 dB sans m’en rendre compte, l’illustre bien).

On croit souvent que le limiteur mesure la sono du DJ. Ce n’est pas ça. Le limiteur écoute la pièce, avec un micro placé quelque part dans la salle, en général au plafond. Il ne fait aucune différence entre ce qui vient des enceintes et ce qui vient d’ailleurs.

Ce qu’il capte, donc :

  • La musique.
  • Les applaudissements de cent quarante personnes.
  • Les invités qui chantent votre chanson à tue-tête, ou qui sifflent.
  • Les invités qui sautent ou tapent des pieds au sol en rythme, une vibration que le micro perçoit comme du bruit.
  • Le cousin qui hurle sur la piste.
  • La réverbération de la salle elle-même, qui fait monter la mesure quand les murs sont durs et le plafond haut.

Autrement dit : un DJ peut être parfaitement raisonnable dans ses niveaux, et le limiteur peut couper quand même, si la salle explose de joie au mauvais moment. C’est très exactement ce qui arrive lors de certaines ouvertures de bal coupées dont parlent les forums, ou au moment où les mariés font leur entrée dans une salle déjà en pleine effervescence. Et le risque est maximal quand la piste est pleine et que tout le monde danse : la musique est forte, les invités sautent, chantent, applaudissent, tout ça en même temps. C’est le moment où tous les facteurs de coupure sont réunis d’un coup, et personne, DJ compris, ne peut l’empêcher à cent pour cent.

Ce que je fais concrètement dans les salles avec limiteur

Je ne suis ni ingénieur du son ni acousticien, et je ne me déplace pas avec un sonomètre. Ce que je peux vous dire, c’est ce que je fais réellement en salle sévère, avec le matériel dont je dispose.

Je répartis le son plutôt que de le concentrer. Plutôt qu’une seule grosse source sonore, je préfère plusieurs points de diffusion plus discrets, répartis dans la salle. Les invités entendent aussi bien, souvent mieux, et le micro du limiteur capte une pression sonore plus basse à l’endroit où il est placé.

Je réduis les basses à la main dans les salles que je sais sévères. C’est presque toujours le grave qui fait grimper la mesure en premier. Sans appareil de mesure, j’ajuste à l’oreille et à l’expérience des soirées précédentes dans le même type de lieu, ce qui n’est pas une science exacte et je ne le présente pas comme tel.

Je pose les bonnes questions à la salle avant le jour J, et je vous conseille de faire pareil dès la visite : le seuil exact en décibels, la pondération utilisée (A ou C, ça change beaucoup de choses), si le limiteur baisse le son ou coupe carrément le courant, où est placé le micro, combien d’avertissements avant l’arrêt définitif, et qui a le droit de réarmer le système. Ce sont des informations que la salle a l’obligation de connaître, et les avoir en main avant de signer change tout.

Une soirée qui m’a servi de leçon

Une fois, je mixais en extérieur dans une orangerie, avec l’afficheur du limiteur installé au fond du jardin, impossible à lire depuis ma régie. Sans que je le sache, une personne bienveillante de la salle avait modifié le branchement pour éviter une coupure. À minuit passé, la gendarmerie s’est présentée : des voisins avaient signalé un son trop fort. Le responsable de la salle est venu me voir, j’avais atteint 106 décibels sans m’en rendre compte. J’ai immédiatement et considérablement réduit le son et les basses.

Depuis, je m’assure toujours de pouvoir lire l’afficheur pendant toute la soirée, où qu’il soit installé, et je demande qu’on ne touche à rien sans m’en parler. Un limiteur qu’on bricole pour éviter une coupure n’est plus une protection, c’est un risque, pour vous comme pour la salle.

Ce que je ne peux pas vous promettre

Aucun professionnel honnête ne peut vous garantir zéro coupure dans une salle équipée d’un limiteur strict, parce qu’une bonne partie de ce qui déclenche la mesure ne dépend pas du DJ. Si quelqu’un vous le promet, méfiez-vous.

Ce que je peux vous promettre, c’est de connaître le sujet, de préparer la soirée en fonction du lieu, et de ne pas improviser le jour J.

Et si le courant saute quand même ?

Ça arrive, et pas seulement à cause du limiteur. J’ai déjà eu des coupures en salle de réception à cause d’une multiprise laissée dehors par un autre prestataire, ou de l’humidité en fin de soirée.

C’est pour ça que je me déplace avec une enceinte sur batterie et des éclairages sur batterie. En cas de coupure, la soirée continue le temps de régler le problème, sans blanc gênant sur la piste.

Le limiteur n’est qu’une contrainte parmi d’autres

Chaque salle a ses propres particularités, et le limiteur n’en est qu’une. Pas plus tard qu’hier, j’étais dans l’orangerie d’un château magnifique, sans aucun limiteur de décibels, ce qui est très agréable. Mais le bâtiment étant classé monument historique, pas de climatisation possible. Un tout autre problème à anticiper.

C’est pour ça que je préfère toujours échanger avec la salle en amont, plutôt que de partir du principe qu’un seul sujet, le limiteur ou autre chose, va tout expliquer.

Questions fréquentes

Faut-il refuser une salle à cause d’un limiteur ?

Non. La plupart des limiteurs se gèrent très bien avec un peu de préparation. Ce qui pose problème, c’est d’arriver le jour J sans savoir ce qui vous attend.

Le limiteur peut-il couper même si le DJ fait tout bien ?

Oui, parce qu’il mesure toute la pièce, invités compris. Une ouverture de bal très applaudie, l’entrée des mariés dans une salle déjà en ambiance, ou tout simplement une piste pleine où tout le monde danse et chante en même temps, peuvent suffire à eux seuls.

Qui prévenir en amont, la salle ou le DJ ?

Les deux. Demandez le détail technique à la salle dès la visite, et transmettez-le à votre DJ pour qu’il prépare sa soirée en conséquence.

Que se passe-t-il si le courant est coupé pendant la soirée ?

Avec moi, la musique continue sur batterie le temps que ça se règle. Voir mes formules et ce qui est inclus.

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À lire aussi : ma check-list pour préparer l’animation musicale de votre mariage, et les clés pour choisir le bon DJ.

Le limiteur de décibels n’est qu’une ligne parmi d’autres dans un devis de DJ de mariage. Pour comprendre où passe le reste du budget, j’ai détaillé ce que coûte vraiment un DJ de mariage à Toulouse, ligne par ligne.